Frédéric Sorgue

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Tu es comme…

In L'abri de rien on 22 décembre 2013 at 3:49

Tu es comme un périple, comme une rafale, une ruade, tu es comme une falaise, un souffle, tu es comme ce rayon,  tu es comme, tu es comme…

A chercher dans ce monde ce qui pourrait te ressembler – rien, mais rien je le sais, ni saisir le cœur des autres, ni tracer devant leurs yeux l’esquisse de ta beauté qui me sidère – je t’arpente jusqu’à ton propre gouffre, et je te désire plus encore de cette humanité absurde qui nous assemble.

Rien, mais rien je le sais ne peut rendre ta lumière, rien ne peut réfléchir cette lumière jusqu’aux yeux des autres. Tu es mon amour définitivement hors les mots, hors les traits et les ondes. Rien ne peut rendre ta peau, rien ne peut dire ton feu et tu me traverses, tu m’esseules violent et discret, monstre et tendre.

Ma brûlure et mon nid. Définitivement dans ce jeu de vents qu’est la vie.

Frédéric Sorgue

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L’angle du baiser

In Mauvais esprit on 7 avril 2013 at 8:58

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Désamour

In L'abri de rien on 18 mars 2012 at 1:36

L’été est écrasant,

L’été est anguleux.

Tu ne distingues plus les nuances.

Sous ce soleil de tyran,

Sous sa courbe course sans obstacle,

Je me remémore ces passages de nuages,

L’hiver dernier, à la trappe de notre maison.

Il n’y a plus aucune ombre sur notre amour.

Je pars au bord du lac chercher une poésie

– L’été a séché toutes les herbes ;

Et je la retrouve bien plus tard dans notre lit, à ta place,

Où tu dors, creux comme une souche.

J’aime encore contempler ton péché sommeillant,

Parfois l’effleurer encore de ma main,

Mais très doucement, car je crains à cet instant

De briser l’ange assis sur ton visage,

Et je refais encore ce geste – il est parti.

L’été est écrasant,

L’été est anguleux.

Je ne distingue plus les nuances.

Le ciel brûlant plaque

Mon corps sur cette rive de cailloux

Qui irradie de la même force que lui,

Cette lumière dure où je recherche toujours,

Avec des mots aléatoires, notre harmonie rompue.

Nous nous sommes aimés :

Comment aurions-nous pu nous comprendre ?

Frédéric Sorgue

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